lundi, juin 02, 2008

Une saison en enfer

Une saison au Paris Saint-Germain, c'est digne d'un scénario de la série 24h Chrono.

C'est ainsi que démarrait un article sur le PSG publié par Rico Rizzitelli, fine plume de circonstance, dans Libération en ce bon mois de mai.

Une saison qui se sera termimée par une finale de coupe de France perdue contre Lyon (1-0), alors que nous méritions de la gagner. Un match suivi d'une soirée de fin de saison où tous les salariés étaient conviés pour faire la fiesta et enfin digérer tout ce que nous aurons enduré cette année.

Cette soirée justement, je ne voulais pas y être. Pas parce que nous avions perdu la finale juste avant, mais plutôt parce que je ne voulais pas fêter. Je n'en pouvais plus. Je ne souhaitais qu'une seule chose : être au lendemain, en vacances, le téléphone éteint.

J'avais besoin de couper pour me ressourcer. Ce que je commence à faire aujourd'hui, trouvant le temps et l'envie de mettre tout cela par écrit sur le blog.

Cette saison aura été longue. Ce fut une "saison en enfer" qui, Dieu merci, s'est finalement bien terminée. Nous aurons sauvé le Club d'une relégation qui aurait été bien difficile à gérer sportivement, financièrement et même en terme de sécurité ...

Ce samedi 17 mai se jouait la dernière journée du championnat de France de L1. L'un des scénarios les plus fous jamais observé dans le football ... Trois équipes jouaient leur survie en 1ère division : Lens, Toulouse et nous. Le PSG jouait à Sochaux, au stade Bonal. Nos amis sochaliens étant en "vacances", ils n'avaient plus rien à jouer mais on ne pourra jamais leur reprocher de ne pas avoir joué le jeu... ils se seront battus jusqu'au bout.

Terrible scénario d'une soirée pleine de rebondissement qui a vu les trois clubs sauvés puis au bord du vide ... avant qu'Amara Diané (héros d'un soir) ne double la mise et crucifie les doubistes en glissant la balle dans un trou de sourie : 2-1 pour Paris. Les dernières minutes sont terribles mais nous tenons le coup. Victoire finale du PSG et maintien acquis par conséquent. Nous étions maître de notre destin. Au final, soirée triste pour Lens qui tombe. Une pensée pour Cyril Moine, ami de galère, qui va vivre cela de l'intérieur.

Je n'ai pas pu retenir mes larmes ... le stress accumulé et la pression d'une saison en enfer m'auront finalement fait craquer. De l'émotion à s'en souvenir des années ! Jamais je n'aurais eu aussi peur ... et cela s'est bien terminé.

Les photos ci-dessous illustrent le retour de l'équipe à Paris où les salariés ont organisé une fête qui a vite dégénéré en euphorie collective. Beaucoup d'entre eux auront aussi pleuré. Et de façon spontané, nous avons sorti le champagne et longuement fêté :)

Et le souvenir que j'aurais de cette soirée (en plus du maillot de Sochaux ... qui représente la peau de l'ours !), ca sera bien les bons moments paratagés entre joueurs, salariés et amis. Une saison qui s'est jouée sur un match ... et nous l'avons gagné. Je n'avais jamais vécu ça, même les plus belles finales ne valent pas l'émotion suscitée par un maintien.

Que ce fut dur.

Photos de soirée après le maintien


Micka ...

Pedro ...


Avec un ti portugais ...

Une équipe soudée


Les p'tits gars des médias PSG et Rothen

vendredi, mai 02, 2008

Shine a light !


Scorsese et les Stones

Les Rolling Stones comme jamais

Shine A Light !

J'ai hésité en allant voir ce "film". Il s'agit du concert des Rolling Stones tourné par Martin Scorsese. Le simple nom du réalisateur méritant d'y jeter un oeil ... je me suis donc laissé aller à me taper 2 heures de Rolling Stones, filmés par une tonne de caméras.

Le résultat est plutôt réussi. Les fans adoreront à coup sûr. Mais je ne l'étais pas :)


Synopsis du film :
Martin Scorsese réalise son rêve de toujours : filmer les Rolling Stones, le groupe qui incarne le rock'n'roll à lui tout seul. Le gang qui a escorté toute son oeuvre. Cette rencontre cinématographique donne naissance au film musical événement : Shine a Light. De la préparation à la performance, entrecoupé d'images backstage et d'archives, 16 caméras et les plus grands chefs opérateurs internationaux captent l'énergie légendaire de Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ronnie Wood lors de leurs concerts au Beacon Theatre à New York. Shine a Light : dans l'intimité d'un groupe mythique et du plus rock'n'roll des cinéastes !

jeudi, mai 01, 2008

Deux jours à tuer ... un film à voir !


Un grand Dupontel

Un gros sourire et des larmes ...

Deux jours à tuer ... j'ai adoré !

Profitant de ce 1er mai férié et d'un vilain rhume, je me suis enfermé au ciné.
Et ce que l'on souhaite en allant au ciné : de l'émotion, des sentiments, le coeur qui bat et de quoi réfléchir. Réalisé par Jean Becker, avec comme acteurs principaux : Albert Dupontel et Marie-Josée Croze.

Synopsis du film :
"Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ? ".

A la fin du film, en me retournant, j'ai vu la moitié de la salle en larmes ... Un grand Dupontel.
A voir absolument les amis :)

lundi, avril 28, 2008

PSG : une fin de saison sous pression

La saison 2007-2008 aura été riche en évènements.

Des résultats décevants, des joueurs en manque de confiance, des salariés sous pression, une victoire en coupe de la Ligue et un changement de Président.

La fin approche avec encore une incertitude : allons-nous nous maintenir en Ligue 1 ?

Cette question rythme ma vie en ce moment. Le stress est palpable et le quotidien peu souriant. Lorsque passion et profession se mélangent, on ne passe pas des heures de tout repos en pareille situation.

Les gens qui bossent au Club souffrent et on sent la crainte d'une descente envahir les bureaux. Il faut du courage et j'avoue que je suis surpris par les conversations avec mes collègues. Les gens sont extrêmement motivés, comme un instinct de survie.
Il faut dire qu'avec tout ce que l'on a vécu dans ce club sur les dernières années, les salariés sont blindés et s'adaptent à beaucoup de situations.

Un chiffre illustre bien cela : nous avons connu 5 présidents et 5 entraîneurs en 7 saisons.

Les moments que nous vivons sont riches et intenses. Espérons que le dénouement sera heureux. J'y crois !

Au revoir Mamie...

Je ne l'aurais pas vu partir ...

Mamie avait pris la décision de terminer ses jours et d'en finir avec cette souffrance.
Pendant des mois, des années, elle ne s'est jamais plaint de quoi que ce soit, préférant garder ces maux de douleur en silence. Mais la maladie étant si forte, les derniers instants auront vraiment été durs.

Aujourd'hui, je n'ai plus de grand-parent. La vie va finalement si vite.
Je garderais en tête tous les bons moments partagés à Cabestany, la caserne des pompiers, au rugby, aux rifles ... tous ces repas où il y avait toujours ce que l'on aimait ...

Comme mon grand-père, Mamie n'aura jamais dit "non". Nous étions gatés.

Merci pour tout Mamie.

La Coupe à Paris !


Celle là, je la garde :)

jeudi, février 28, 2008

La Tute, nouveau resto des Pyrénées à Paris

Nous sommes sur le point de baptiser notre nouveau QG à Paris...

En effet, grâce à JM et ses connaissances, certains de ses amis ont ouvert il y a peu un resto bien sympa ! Collé à la Maison des Pyrénées (75 rue Saint-Anne à Paris), se trouve en sous-sol un véritable temple de la gastronomie basque, catalane et traditionnelle du sud de la France.

Voutes en pierres apparentes, grandes tables en bois, tonneaux de cidre et charcuterie au plafond... tout y est ! Les charmants propriétaires nous accueillent avec le sourire et avec l'accent.

Une carte des vins fournie et de la vraie bonne bouffe ... notamment des frites maisons à la graisse d'oie, de beaux morceaux de viande et les fromages qui vont bien.

Simple, convivial et traditionnel ... on se croirait au pays ! Il est sympa d'y aller en groupe pour profiter pleinement des grandes tables en bois (jusqu'à 12 personnes). Et pour courronner le tout, c'est pas cher avec des prix vraiment raisonnables.

Et oh ! Et oh ! On rentre du boulot !

Des news du front ... on parle foot un instant.

Défaite à Marseille chez l'ennemi héréditaire, des résultats décevants en championnat mais une qualif pour la finale de la Coupe de la Ligue ... bilan mitigé pour le PSG en ce début 2008.

Avec cette vraie note positive : la finale au Stade de France (29 mars contre Lens). Un bol d'air pur et l'espérance de gagner un titre. Les supporters sont heureux et le PSG confirme son statut de spécialiste de coupe.

A côté de ça, on rame toujours autant en championnat mais des progrès dans le jeu laissent espérer un avenir bien meilleur. La difficulté du moment concerne Micka qui traverse un moment compliqué. Et il peut compter sur moi pour le soutenir !

Même si je suis toujours très bien où je suis, je regarde ce qui se fait de beau à côté... évolution perso et recherche d'épanouïssement. Evidemment, je ne me plains de rien mais après 7 ans au PSG (déjà), on se pose pleins de questions...

Suite au prochain épisode.

Looking for Mister Castang


Edouard Baer

Un moment sympa à la Cigale

Edouard Baer jouait en février au Théatre de La Cigale.

Et comme je ne vais pas souvent au théatre, il m'était important de vous en parler :)
Son dernier spectacle "Looking for mister Castang" est réussi même si quelques longueurs ternissent une prestation globalement rafraîchissante.
Incarnant un acteur de seconde zone à la poursuite du metteur en scène qui lui offrira le 1er rôle de sa vie, il est accompagné d'une dizaine de comédiens qui vont l'entraîner pendant 1h30 à travers le Québec, la jungle de Manaus, l'Afrique ou encore Sunset Boulevard. Lors de son improbable aventure il recontre un prêcheur hystérique, un ours, un chien savant, ou encore une rock star poussive ...

Bilan : à voir en toute décontraction ... mais pas le spectacle du siècle.

lundi, février 18, 2008

Des news, des news ...

Après quelques semaines d'absences, d'occupations diverses et variées, d'une reprise en main sportive et surtout d'un mois de janvier démentiel avec des matches tous les 3 jours ... me voilà de retour !

Et disons que je n'avais pas trop la tête à écrire, tout simplement.

Aujourd'hui, j'ai envie d'actualiser le blog afin de donner quelques news C'est l'occasion de relancer la machine.

Que s'est-il passé ces derniers temps ?

- la cave à vin se porte bien. Le stock tient bon et c'est bon signe. Consommation modérée et réapprovisionnement permanent !
- je me suis sérieusement mis à l'anglais au contact d'Emma, charmante écossaise rencontrée récemment ... Let's see where it will go !
- un week-end organisé à Marseille à l'occasion du match. J'en ai bien profité pour passer un bon moment avec Victor, Hugo et Rachel. Le sourire de la famille se porte bien.
- de belles soirées ont été organisées dont la fameuse soirée mojitos :)
- l'USAP et le PSG même combat : la fin de saison va être dure ! Encore une année galère.
- le canapé est commandé, mon appart va se transformer en lieu fashion !
- la twingo roule toujours,
- et côté boulot, all right. Je tiens le cap.

Promis je donne des news de temps en temps.
See you soon :)

dimanche, janvier 06, 2008

Raclette party !


"Interville" à la vosgienne

Image d'Epinal ...


Ils auront tout tenté pour aspirer l'eau...

Beaucoup de fair-play


Même là, l'arbitre n'aura rien dit :)

Epinal - PSG ... j'y étais !

Du vent, de l’eau, une température proche de zéro et 7000 vosgiens chauffés à blanc … tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce déplacement un grand moment.
Le PSG a gagné 2-0, sans trop de difficultés. Mais le plus important n’était pas sur le terrain. C’est bien l’ambiance qui régnait autour de cette rencontre qui mérite d’être soulignée. Je vous situe le scénario : Epinal, Vosges. Stade de la Colombière, 5 janvier 2008. Bonne année qu’ils disaient !

Quand la belle Nathalie Dechy tira la boule « PSG » lors du tirage au sort en décembre dernier, bon nombre de fans parisiens se sont dit « quelle truffe ! ». Epinal au fin fond des Vosges, au début janvier, c’est forcément un match reporté en raison d’un terrain gelé … Et effectivement, tout pouvait laisser croire que nous irions vers cette issue si le temps ne s’était pas radouci quelques heures avant « Le match de gala », comme présenté dans les colonnes de La Liberté de L’Est. Un terrain froid mais pas complètement gelé sur lequel est tombé des litres d’eau quelques heures avant le coup d’envoi du match. Bilan : piscine …

Et comme à « Interville », Guy Lux aurait vraiment apprécié voir la ville d’Epinal remporter brillamment le fil rouge ! Des bénévoles en chasuble orange « vidaient » le terrain de litres d’eau quelques minutes avant le coup d’envoi du match, équipés des moyens du bord avec balayettes et autres raclettes. « Simone, ça fait donc 1 point pour Epinal qui passe en tête ! ».

Oui … mais hier soir, ce n’était pas Interville mais la Coupe de France. Et à ce jeu, 2-0 pour les parisiens à la mi-temps face à dix spinaliens. Un de leur joueur ayant décroché sa plus belle manchette à la barbe de Rothen : passage à la télé réussi sous les yeux de sa maman, il aura eu son heure de gloire en prenant la biscotte.

Mi-temps donc atteinte sans trop de difficultés et file d’attente devant les 4 buvettes exceptionnellement ouvertes à l’occasion. Fumée dans tout le stade, odeur de merguez (2 €uros le sandwich) et écharpe souvenir EPINAL – PSG (10 €uros). Tout ça pour Georgette, la trésorière, qui avait revêtu une délicieuse perruque bleue et jaune, aux couleurs de ses favoris. C’est aussi ça le charme de la coupe de France !

Philippe Seguin, ex Maire d’Epinal mais supporter du PSG est aux anges. Venu assister à ce match « historique », il aura serré bon nombre de paluches avant la rencontre. Tout le gratin spinalien étant présent à l’occasion. C’était d’ailleurs l’endroit où il fallait être hier soir dans les Vosges. L’espace VIP du stade de la Colombière était comble.

Les supporters parisiens, au nombre de 300, étaient eux toujours en grèves, mécontent du début de saison difficile de leur favori. Avec une banderole volontairement mise à l’envers et un message de circonstance : « Epinal : Après Seguin, voici les chèvres du PSG ».

Peur sur le stade en seconde période avec un projecteur qui s’éteint. Il ne manquait plus que ça ! Mais le match peut continuer même si le spectacle s’éteint également … A cela, les fans du PSG ont apporté un peu de chaleur en allumant une dizaine de fumigènes et en multipliant les « Paysans ! Paysans ! Paysaaaans ! » à l’attention de leurs amis vosgiens.

On vous aura donc presque tout dit … si ce n’est que le retour vers la capitale s’est bien passé. Malgré une pluie non stop, un bus qui patine dans la boue en quittant le stade (manquant de nous enliser sur place) mais réussissant à détruire un rétro, nous sommes rentrés à 3h du matin sur Paris …

Heureux d’avoir gagné et fier de pouvoir dire que j’y étais !