mardi, juin 30, 2009

Good morning South Africa !



Réveil difficile

Afrique à deux



Duo du Drakensberg

Vues d'Afrique du Sud

Nous avons pris quelques 600 photos d'Afrique du Sud. Beaucoup de paysages et d'animaux. Il a fallu faire un grand tri. Et difficile de faire un choix !
Vous trouverez une sélection en cliquant sur le lien suivant :
Et vous pourrez apprécier les quelques clichés ci-dessous.


Point d'eau au parc Kruger


Montagnes du Drakensberg


Safari nocturne


Celui ci nous a chargé !


Un buffalo méfiant

Phacochère admiratif


Zèbre façon pyjama

Deux éléphants joueurs

Sabie river dans le Parc Kruger

Des paysages fascinants

dimanche, juin 21, 2009

Récit de voyage : l'Afrique du Sud

Vendredi 5 juin 2009 :

L’heure du départ a sonné. Rassemblement des troupes Rue Bezout pour un lancement effectué à 13h. Passage rapido dans un resto italien du 14ème pour grignoter une dernière fois des plats « traditionnels », on ne sait jamais où on va… Pizza chorizo et plat de fruits de mers sont vite engloutis tellement l’excitation est à son comble. Nous sommes pressés de partir. Le ventre plein, chargés comme des mules, nous prenons la direction du RER de Denfert-Rochereau. Les 25° sur Paris rendent les déplacements déjà difficiles.

Une fois arrivé à Roissy T2, le guichet de British Airways nous remet nos cartes d’embarquements. Les sésames pour l’aventure entre nos mains, nous effectuons des derniers achats (piles, presse).

18h30-21h : le vol est à l’heure à l’atterrissage. Et notre arrivée à Londres se fait dans de bonnes conditions. Les services de douanes sont pointilleux et on nous demande de retirer chaussures et ceintures. L’aéroport d’Heathrow offre un vaste choix de boutiques et nous flânons entre « Accessories » et magasins de bagageries de luxe. Un passage au Starbucks pour se rafraîchir et on peaufine notre road-map pour bien maîtriser la route qui nous attend.

Le Boeing 747 est prêt à embarquer. Le vol BA Londres – Johannesburg n’est pas complet, une chance ! Nous aurons une banquette de trois places pour nous deux. De nombreux films sont au choix et rendent le parcours agréable (Valkyrie avec Tom Cruise et Agent International pour moi. Ce que pensent les hommes pour mon Cœur). Les repas sont bons (du moins … très corrects) mais nous avons mal au ventre à tour de rôle. Je n’aurais finalement que peu dormi sur ce vol de nuit, MLT aura elle bien profité.

Samedi 6 juin 2009 :

Le petit breakfast façon british servi est apprécié. Le soleil apparaît dans les hublots de l’appareil. Et l’atterrissage en douceur nous donne le sourire. Bienvenue en Afrique du Sud !
Arrivés à l’International Airport de Johannesburg, nous récupérons nos bagages très rapidement. Une bonne chose de faite… Il est 9h du matin et la température de 16° laisse présager une journée chaude. Les drapeaux de la FIFA sont omniprésents dans l’aéroport, la Coupe de Confédération débute la semaine suivante. Tout le pays s’y atèle afin de donner la meilleure image possible, un an avant le coup d’envoi de la première coupe du monde de football organisée sur le continent africain.

Le passage de douane effectué sans problème, nous sortons de la zone de transit. Un guide est censé venir nous récupérer mais brille par son absence. Les premières inquiétudes sont vite levées, le sourire d’un homme qui approche nous rassure. Il nous a reconnu et arbore une pancarte aux noms de Monsieur et Madame Barbera … Aimé est francophone et nous offre de nombreuses informations sur les prochaines démarches à suivre pour récupérer notre voiture de location. Il travaille pour African Eagle, une agence de voyage locale. Il nous remet les vouchers et une road-map complète. On passe en sa compagnie au guichet d’Avis pour prendre les clés du véhicule. On insiste pour avoir une automatique, bien plus pratique lorsque l’on conduit à gauche. La boite de vitesses en moins, c’est toujours ça de gagné. On récupère également une lettre de sortie permettant de faire passer la voiture au Swaziland. Aimé en profite pour nous demander si nous sommes là en voyage de noce… Notre capital sympathie est en hausse grâce à cet accueil très sympa et quelque peu rassurant. On nous a tant dit de faire attention avant de partir que nous sommes arrivés sur nos gardes.

Au volant d’une Polo Confort 5 portes, nous nous lançons à l’aventure. C’est la première fois que je conduis à gauche … et le volant est donc à droite. Nous quittons l’aéroport pour le sud-est, direction la région du Drakensberg, au nord du Lesotho. C’est le matin ici, la journée commence. Dans les rétros, on aperçoit les gratte-ciels de Johannesburg. C’est parti pour 3h30 de route tout schuss et… tout droit. Les autoroutes sont interminables, allant toujours tout droit, à perte de vue. Les premières impressions sont celles de découvrir un pays sec. Les paysages sont superbes mais tout est jaune, voir brulé par endroit. On se croirait dans les déserts d’Arizona, dans la vallée de la mort.
*
Pas de gros soucis de conduite jusqu’à ce premier carrefour où je me retrouve sur la voix de droite. Heureusement mon Cœur veille et surtout personne en face. Aucun piéton écrasé non plus. Ils représentent 30% des victimes dans les nombreux accidents de la route en Afrique du Sud. Les gens n’hésitent pas à traverser les voix rapides à pieds, même de nuit… le danger est permanent.

La route est en bon état tout de même et il nous tarde d’arriver dans le Drankensberg (Johannesburg – Harrismith : 60 Rand d’autoroute. Pour info, 1 €uros = 12 Rand environ). On a l’impression de puer et nous sommes crevés par le voyage. Nous approchons enfin de notre première destination : Alpine Heath Resort. Nous y passerons les deux premières nuits. Les paysages sont splendides, on traverse un grand barrage qui offre une vaste étendue d’eau au creux d’une belle vallée. Un grand cirque montagneux longe la région offrant un décor grandiose.
Nous trouvons facilement l’entrée de notre lieu d’arrivée, bien indiqué depuis l’autoroute. La réception nous remet les clés de notre chalet. Trois chambres, deux salles de bains, un poêle à bois et une cuisine équipée pour nous deux… cela devrait convenir ! Le plus appréciable : une grande baie vitrée offrant une vue de rêve sur les montagnes avoisinantes.

Une bière vite avalée à la taverne du coin, il n’y a que des américains ou des sud-africains blancs comme clients. Les blacks rencontrés travaillent à l’hôtel ou quémandent à l’entrée du domaine. De jeunes gamins ont couru après la voiture à notre arrivée. Ils voulaient nous vendre de petits animaux sauvages en bois, espérant une petite pièce…

Fatigués nous rentrons nous reposer et zappons sur les trois chaînes TV proposés. Incroyable hasard (ou pas), je tombe sur la finale du top 14 Perpignan – Clermont. Le match est retransmit en direct en Afrique du Sud ! Alors que j’espérais recevoir des sms pour avoir le score, je peux suivre mes favoris en direct pour le match le plus important de ces dernières années. Et la victoire renforcera l’idée que j’eu de la chance de pouvoir le voir. Les larmes aux yeux de fierté, je reçois un coup de fil de France pour m’annoncer le score. C’est mon frère. J’étais crevé, ça m’a boosté ! Je n’avale rien pendant que MLT se fait des œufs et des petits pois achetés dans le store du coin. 23h, le voyage fut long et les émotions nombreuses. Enfin au lit…

samedi, juin 20, 2009

Don't feed the baboons !

Dimanche 7 juin 2009 :

Good morning South Africa ! 9h, premier réveil sur place. On ouvre les rideaux et depuis le lit, observons la vue. Affamés, nous prenons un giant breakfast façon british. Désireux de découvrir la nature et le coin, nous nous préparons pour une rando. Une balade d’une heure pour nos premiers pas dans la brousse. Les herbes sont dorées, les paysages à couper le souffle et le soleil déjà frappant.

Au détour d’un chemin surélevé, notre première rencontre : un « élan du Cap ». De la famille des antilopes, avec de grandes cornes, l’animal mange et ne semble pas être trop dérangé par notre présence. Nous approchons à moins de dix mètres. Les photos fusent.

La randonnée n’est pas trop longue, près d’une heure. Déçus par la rapidité du parcours, nous faisons le choix de visiter le Royal National Park, à quelques kilomètres de là. 30 Rand l’entrée par personne. Le Parc est un site naturel protégé. Tout y est propre et bien agencé. Sur la route, un daman des rochers (proche d’un castor) et deux petits steeboks (antilopes) nous observent. Le chemin est bien tracé, voir bétonné. Sur la droite, de nombreuses voitures sont garées autour d’une aire de jeu. Un tournoi de foot est organisé sur deux petits terrains. Des gamins d’une dizaine d’années s’affrontent sous les cris de leurs parents très présents. Et toujours le même constat : seuls les blancs participent. De jeunes petits blacks sont assis sur un talus en hauteur et observent jalousement les matches. A coup sûr, ils aimeraient jouer…

Nous reprenons notre route pour prendre un peu de hauteur et de distance avec toute cette agitation. Les bois sont denses et finissent par se clairsemer. Les premières cascades sont atteintes. Une rivière traverse le coin. Un gros dénivelé nous attend ensuite et va avoir raison de nos premières forces. La chaleur et la difficulté du parcours nous obligent à faire une petite pause. On a l’impression de grimper un escalier non-stop. La pause tomate fait son effet. Les quelques randonneurs croisés souffrent également. Nous reprenons la route et prenons de belles photos de la vue qui s’offre à nous.

La sensation de la journée arrive à ce moment. Nous nous apprêtons à faire demi-tour et revenons sur nos pas. Nous tombons nez à nez avec un groupe d’une dizaine de babouins. La rencontre est impressionnante. Ils sont chez eux, sur leur terrain… A nous de nous faire petits. Il faut rester prudent car il y a des petits, protégés par leur mère. Le mâle dominant pousse de grands cris pour écarter le groupe de notre chemin. Après quelques minutes, la voix est libre et nous pouvons enfin passer.

Retour au chalet vers 18h, il fait presque nuit déjà. Nous ramenons des images plein les yeux. Les TV locales diffusent Federer / Soderling, en finale homme à Roland Garros. Ce soir, c’est MLT qui cuisine et le repas est intense : pates, bacon, œufs et petits pois… on se couche illico !

Lundi 8 juin 2009 :

Le déluge tombé dans la nuit nous réveille. Au petit matin, temps pluvieux sur le Drakensberg… Heureusement, c’est une journée de transition. Nous quittons Alpine Heath pour le sud-est et la grande ville de Durban. Avec plus de quatre millions d’habitants, c’est la troisième ville du pays. Les trois heures de route sous la pluie sont assez difficiles vu les camions croisés sur l’autoroute.
Le changement de paysage est radical au fur et à mesure que l’on perd de l’altitude. Nous quittons la montagne pour joindre les bords de l’Océan Indien. Un cheval manque de nous foncer dessus, le long d’une route non protégée. Il faut être vigilant. Les animaux sont en liberté totale dans ce pays. Distrait, je fais un écart sur la route et provoque à mon tour la rage d’un poids lourd lancé à toute vitesse.

Notre arrivée sur Durban n’est pas la plus agréable. Temps gris, légers bouchons et signes de fatigue… Nous traversons des quartiers pauvres et arrivons sur les grandes avenues. Nous sommes les seuls blancs. La N3 nous conduit du Drakensberg jusqu’au cœur de la ville, non loin de notre hôtel : Le Tropicana. Digne des années 70, l’hôtel manque d’un bon coup de rafraîchissement. Il fait triste impression mais possède l’avantage d’être en bord de mer. La vue sur l’Océan Indien est agréable et le couché de soleil nous le confirmera.

Nous prenons un taxi (40 R.) pour aller jusqu’à Tourist Junction, sur Pine Street, dans le quartier commerçant. Objectif : trouver des produits locaux et rapporter de belles pièces d’artisanat. MLT est à l’affut, tout le monde nous observe. Nous achetons trois belles bouteilles de vin chez un caviste et quelques produits dans un magasin de souvenirs. Nous ne rentrons pas trop rassurés à l’hôtel dans un taxi pas vraiment officiel. Ce soir, nous dinerons au resto de l’hôtel. Tout le monde nous a déconseillé de nous balader sur les quais à la tombée de la nuit. Deux hamburgers avalés, deux bières US (de la Miller blonde, sympa !) et des cartes postales… Avant de nous coucher, nous prenons nos premiers cachets de Malarone. Je suis anxieux compte-tenu de mes antécédents allergiques aux médicaments.

vendredi, juin 19, 2009

Zulu Nyala Lodge

Mardi 9 juin 2009 :

Réveil 7h. Nous avons mal dormi et voulions nous lever tôt pour quitter (fuir ?) Durban. Nous n’avons pas accroché avec cette ville. Comment pouvait-il en être autrement ? C’est un des lieux où la criminalité est la plus importante au monde. Le petit déj est vite avalé et nous partons devant un splendide levé de soleil sur l’Océan Indien.

Aujourd’hui, encore des kilomètres … nous quittons la côte pour aller au Zulu Nyala Lodge, dans la région dite du Zululand, en référence au patrimoine historique zulu et du légendaire Roi Shaka. Les trois heures de route sont vite englouties entre averses et rayons de soleil. La végétation devient radicalement plus verte. Fini les paysages arides et secs. On quitte la N2 à la sortie Hluhluwe Umfolozi et arrivons immédiatement sur une route en terre. Le lodge est bien indiqué. Le chemin est long et il n’y a pas une seule voiture en vue. Nous traversons une voix ferrée et arrivons enfin à destination : Zulu Nyala Game Reserve.

Ce que nous n’avions pas compris, c’est que notre hébergement était situé au cœur d’un parc ! Bilan : dès notre entrée, des phacochères et des zèbres croisent notre route. Interdit de rouler à plus de 40 km/h par conséquent. Nous croisons ensuite des nyalas et des antilopes. On y est, en plein safari ! La pluie gronde et l’arrivée à la réception se fait, accompagnée d’un verre de bienvenu. On récupère les clés de la chambre 36 dans laquelle nous bénéficions d’une grande salle de bain et d’une immense baignoire. Un hébergement très confort alors que nous nous étions préparés à dormir dans des tentes. Un coup d’œil au livre d’or de la réception nous permet de constater qu’il est rempli de commentaires américains. Les français sont très rares à être venus ici. Au moins nous serons dépaysés. Tout se fait en anglais. On grignote quelques tranches de pain de mie acheté dans une station service et réservons pour l’aprem une balade avec un « ranger » (guide spécialiste de la faune et flore locale).

Impatients et ne voulant pas rester dans la chambre à attendre l’heure du rendez-vous, nous prenons la voiture pour effectuer nous même un tour du parc. Quelques singes et antilopes... Mais notre plus belle rencontre restera cette girafe aperçue en plein bord de route, derrière des buissons. Un moment chargé d’émotions.

15h : L’heure du fameux départ avec notre ranger. Et nous sommes tombés sur un super guide ! Un groupe de quatre américains nous accompagne. Nous partons dans une grande jeep surélevée, adaptée aux safaris. Et les animaux sont ainsi plus faciles à découvrir.

Entendant des cris de singe, le ranger nous rapproche de la zone. Le comportement de l’animal n’est pas normal et ce n’est pas notre présence qui le rend peureux. Le guide est prêt à parier qu’un léopard est dans le coin. Difficile à déceler, le félin se fait désirer. Nous ne le verrons pas. Au terme d’une traque épique, à coups de talkie-walkies et de silences radios, nous le suivrons à distance. C’est un autre groupe qui aura la chance de l’apercevoir grimper à un arbre. L’animal est parmi les plus difficiles à observer. Tant pis pour nous. Nous repartirons tout de même heureux de l’expérience.

Trois femelles éléphants nous offrirons un beau spectacle et de belles photos au retour. La journée fut riche en image ! Retour nocturne au lodge. Douche méritée et repas au resto du site. Dans une grande bâtisse en bois qui domine la vallée, nous prenons un léger buffet et fuyons nous coucher avec des rêves pleins les yeux.

Mercredi 10 juin 2009 :

Nouveau réveil matinal, 7h, pour une journée en extérieure. En tenue de rigueur, nous prenons un petit-déj au soleil et prenons le départ en jeep, accompagné du guide et de quatre touristes américains. Quatre heures de safari pendant lesquelles nous apercevons girafes, zèbres et … crottes d’animaux. Le ranger nous briffe sur les propriétaires de chaque excrément et espère que nous retrouverons un rhinocéros blanc, aperçu la veille par un autre groupe. Pas de veine cette fois, nous voyons ses empreintes, ses déchets mais pas l’intéressé.

Des oiseaux non-familiers nous observent. Des singes s’agitent et deux superbes hippopotames se dorent la pilule à moitié visible dans un point d’eau. Les deux géants amphibiens sont couverts de boue. Dangereux et rapide (plus de 35km/h), cet animal est le danger numéro un pour l’homme avec, à son compte, plus de 6000 morts recensés en 2007 en Afrique du Sud !
L’appétit nous vient vite et nous rentrons au lodge vers midi pour un lunch copieux (160 R pour deux). Nous devons prendre des forces car l’après-midi sera longue : le grand parc naturel de Hluhluwe-Umpolozi nous ouvre ses portes.

Les deux entrées payées (180 R), nous entrons enfin après avoir roulé une bonne demi-heure depuis notre hébergement. Première impression : l’immensité du parc. Il ne va pas falloir se perdre. Les routes sont nombreuses, tout comme les chemins de terre que nous croisons. Nous décidons de nous aventurer sur l’un d’eux. Nous sommes seuls au monde … une vraie sensation de liberté au cœur d’un parc animalier, avec excitation et angoisse. Quels prédateurs allons-nous croiser ?

En nous arrêtant sur un pont semi-inondé, Marie-Laure remarque que quelque chose bouge sous l’eau. Pour nous en assurer, nous jetons un bout de viande séchée acheté plutôt. Bingo ! Une forme longiligne se rapproche du point d’impact. Un crocodile ! Il était caché devant nous et nous le l’avions pas vu… La pétoche nous fait vite repartir.

L’après-midi se passe agréablement mais les herbes hautes nous empêchent de profiter pleinement du parc avec notre voiture de location qui est basse. N’ayant pas vu grand-chose et le soleil se couchant, nous nous dirigeons vers la sortie. L’heure limite approche, il est bientôt 18h. La route domine une rivière en contrebas. Et nous apercevons un point d’eau. Deux blocs de pierre se mettent à bouger. Deux rhinocéros ! Un troisième plus jeune les rejoint. Après avoir vu les éléphants, nous admirons enfin le second animal du fameux big five ! Ils sont deux cents mètres de nous et nous ne pouvons nous rapprocher. Les photos nous redonnent le sourire.

Dans la dernière ligne droite menant à la sortie du parc, le soleil s’est couché, les phares sont allumés. J’accélère mais MLT me prie de faire marche arrière. Elle a vu quelque chose bouger. Une masse noire énorme nous regarde. Nous sommes à trois mètres d’un rhinocéros qui arrache quelques herbes. Face à nous, il nous observe. Il pourrait plier la voiture. On apprécie le moment quelques instants, le temps que je vois passer devant les phares une autre masse énorme, un peu plus loin. Deux buffles, immenses aussi. On aura vu les 3/5 du big five en une journée.

Il fait 20° en moyenne en journée mais les températures chutent vite, l’hiver approchant. Nous rentrons fatigués au lodge. Il fait 6° lorsque nous nous couchons, avec le sourire d’avoir vu de sacrés bêtes aujourd’hui.

jeudi, juin 18, 2009

Un éléphant, ça trompe énormément !

Jeudi 11 juin 2009 :

7ème jour depuis notre départ. Le temps passe vraiment vite. Et aujourd’hui, c’est le grand jour. Nous partons en amoureux, en 4x4 équipé accompagné d’un jeune ranger, nommé Travis. Ce jeune black sud-africain est guide depuis cinq ans. Il nous rejoint à Memorial Gate, l’entrée du parc de Hluhluwe (prononcez Chou-chou-oui). Nous nous sommes levés à 5h pour profitez de l’entrée de bon matin, à l’heure où les animaux sortent le plus souvent, en raison des températures agréables.

Le lodge nous a préparé des « breakfast & lunch packs » avec lesquels nous aurons largement de quoi nous nourrir. Le guide a aussi les siens. On fera des pauses pour pouvoir grignoter.
Objectif affiché : en voir un maximum et surtout trouver les deux autres animaux du big five qui nous manquent : léopard et lion. Le guide est clair : il s’agit des plus difficiles à trouver mais nous confirme qu’on va éviter les grands axes et nous rendre sur leur terrain de jeu favori.

D’autres jeeps remplies d’US se suivent à l’entrée du parc. Les premières s’arrêtent, laissant passer un buffalo qui se restaure. Mais la sensation va venir de bonne heure. Une hyène observe le même buffle que nous. Et incroyablement, elle va apparaître sur la route et longer notre jeep, à moins de deux mètres. Elle nous ignore totalement, fixant le buffle et guettant ses moindres gestes. Seule, elle n’a aucune chance contre un si gros adversaire mais elle pourrait rameuter des collègues. Elle disparaît au bout de quelques minutes dans les arbres, sous le regard excité des touristes. Il est rare de voir une hyène de si près.

La matinée est riche en rencontre : éléphants, rhinos, un grand groupe de buffles. Nous faisons une pause petit-déj sur une aire adaptée avec des bancs et des poubelles protégées pour que les charognards de viennent pas tout ravager. Il n’y a pas de barrière et les panneaux sont formels : ici vous pouvez descendre des véhicules mais c’est à vos risques et périls ! Cela ne nous coupe pas l’appétit mais nous ne sommes pas rassurés pour autant. Et cela devient même plus épicé avec l’arrivée d’un éléphant bien décidé à se nourrir lui aussi. Il casse toutes les branches à portée de trompe. Il bouche même l’entrée des toilettes et nous devons nous garer à une certaine distance pour prévenir tout danger. Nous nous postons de l’autre côté de la voiture pour manger rapido et le guide multiplie les regards vers l’animal afin de guetter un éventuel souci. Il nous explique qu’une fois, une de ses collègues a vu surgir une lionne alors qu’elle faisait une pause déjeuner avec un groupe de touristes. Le groupe a du rejoindre le véhicule en catastrophe mais lentement afin de ne pas exciter l’animal. Ils ont eu la peur de leur vie. Les animaux sont chez eux ici !

Et nous allons en avoir un exemple bien concret. Les antilopes par centaines, des zèbres, phacochères et girafes à ne plus en finir… les herbivores sont visibles et nombreux. Les carnivores sont quant à eux bien plus discrets.

Les paysages sont superbes et les rivières nous offrent de belles prises de vues. De midi à 15h, rien. Presque rien. Les animaux se cachent à l’ombre d’arbres et buissons et deviennent moins visibles. Nous faisons des kilomètres sans rien voir. L’après-midi est plus sympa avec le retour de la douceur mais toujours pas de lion. Nous mettons la pression sur le guide car nous voulons voir les félins. Il nous regarde en nous faisant comprendre que les animaux sont rois et l’on peut passer des jours sans les voir.

L’heure tourne et nous devons rentrer … nous prenons la direction de la sortie sur un chemin en terre. Passant près d’une famille d’éléphants, les petits s’approchent trop près de nous, énervant une femelle protectrice. Nous devons accélérer pour éviter de trop les titiller. Quelques mètres plus loin un point d’eau et devant nous une voiture arrêtée. En approchant, ce jeune couple d’américains nous regarde, quelque peu soucieux. Devant eux, un arbre est couché, bloquant l’accès. Des éléphants viennent de le renverser et sont près de nous. Nous ne les voyons pas mais pouvons entendre les branches se casser sous la force de leur trompe. Ils mangent et ne semblent pas près de bouger.

Impossible de bouger l’arbre nous sommes obligés de faire demi-tour et repasser devant l’autre famille d’éléphants postée plus haut… tout cela avec l’heure qui tourne et la fermeture du parc qui approche. Le guide se tourne vers nous et nous explique qu’il va falloir sérieusement accélérer. Nous nous habillons plus chaudement avec la jeep est ouverte.

Le jeune couple passe devant mais pile quelques mètres plus loin. Trois énormes rhinos viennent se désaltérer au point d’eau. Ils sont au beau milieu de la route et le jeune couple de touriste ne sait quoi faire. Notre guide passe devant et les rassure, il s’agit de rhinos blancs, ils sont craintifs. Un léger coup d’accélérateur mobilise l’attention des trois molosses. Le klaxon les fera fuir. Mais ils sont de mauvaise humeur et nous ne devons pas trainer.

Le charme d’un safari réside dans la situation qui va suivre. Nous sommes dans la nature, en pleine nature … isolés … chez les animaux, sur leur terrain. Et en continuant notre route, nous allons le ressentir.

Une fois l’arbre et les rhinos à bonne distance, nous pensions nous en être presque tirés, c’était sans compter sur l’apparition de cet immense éléphant qui apparu en plein virage. Avançant droit sur nous, nous regardant dans les yeux, nous sommes contraints de faire marche arrière. Il est trois fois plus grand que la jeep et doit faire 5 ou 6 tonnes. Une de ses pattes plierait la voiture ... A chaque virage où nous disparaissons de sa vue, nous le voyons inlassablement réapparaître… il vient sur nous ! La tension monte d’un cran lorsque nous entendons la voiture derrière nous heurter le bas côté. Les jeunes américains sont affolés, la femme se tient la tête entre les mains. Marie-Laure commence à se sentir mal à l’aise. De mon côté, je rigole nerveusement, trouvant la situation géniale.

On résume ?

Dans notre dos, une voie sans issue, trois rhinos affolés et des ricains terrifiés. Devant nous, un éléphant de 6 tonnes qui avance en nous regardant dans les yeux… C’est parfait !

Je commence à m’inquiéter lorsque je vois le guide sortir du véhicule pour lancer des pierres en direction de l’éléphant. Après avoir donné un coup de fil à des collègues pour se rassurer sur la démarche à suivre, il ramasse des pierres et les jettes à proximité de la bête. Les deux premiers lancés affolent l’animal qui dresse ses oreilles et lève la trompe.

Je prie pour qu’il ne nous charge pas et vois Marie-Laure au bord des larmes. La troisième pierre s’écrase aux pieds du monstre qui fait un écart et tourne dans les bois. Tout en continuant à lancer des cailloux, le guide remonte dans la voiture et lance la jeep à toute berzingue pour doubler l’animal effrayé. Ouf … les deux véhicules passent et nous nous éloignons du danger. Soulagés et épuisés.

Nous rentrons sur le lodge de nuit et nous disant que nous n’allons pas oublier ce moment de stress. Nous nous sommes couchés très tôt ce soir.

Vendredi 12 juin 2009 :

Dernier jour à Zululand. Nous nous levons tôt pour partir vers le Swaziland. Quelques achats à la boutique de produits locaux, une girafe en bois, des masques zoulous et un magnet d’éléphant en souvenir des péripéties de la veille. Le check out est un peu long mais l’hôtesse d’accueil pas bien réveillée ou incompétente (ou les deux), effectue quelques erreurs en notre faveur. Une belle surprise.

Nous prenons la N2 pour aller de Hluhluwe à Pongola, vers le nord, en longeant l’océan indien. On ne voit plus la mer mais on la devine à distance. On s’arrête à Pongola pour faire le plein d’essence (Unleaded pour 400 R) et du change à la banque où nous faisons trois la queue au guichet, après une incompréhension… Le poste frontière doit se trouver là, à Pongola mais mal indiqué, nous ne le trouverons jamais…

Du coup, nous prenons l’option de longer le Swaziland par l’Ouest et aller jusqu’à Piet Relief (toujours sur la N2). Plus de 230km de route … Bonne stratégie mais terrible erreur de notre part !

Au lieu de trois heures de route, nous allons en passer presque sept au volant ! A l’approche de la prochaine coupe du monde de football en 2010, l’Afrique du Sud rénove ses infrastructures. Toute la route s’est transformée en route à feux alternés. Et nous avons jonglé entre poids lourds et stops interminables toute la journée… Mauvaise pioche ! Toute une journée foutue. Heureusement pour nous, c’était une journée de transition mais nous avons bien fait de ne pas trainer le matin. A chaque arrêt, les vendeurs de bananes ou d’ananas défilent devant le pare-brise. Sur la route, nous croisons un nombre incalculable de piétons, vaches et voitures en panne ou abandonnées.

L’arrivée à Piet Relief enfin ! Nous tournons vers Amsterdam et Nerston où nous trouvons (enfin) un poste frontière. L’entrée au Swaziland est épique. A l’ancienne…
La DDE locale n’a pas du passer depuis des décennies ici. L’état des routes est catastrophique et je suis contraint de baisser le rythme pour éviter les nombreux trous sur les premiers kilomètres. Deux heures d’enfer.

Nous nous dirigeons vers Mbabane, capitale du Swaziland. Notre logement, le Madenga Lodge, se trouve au sud de la grande ville du royaume avec ses 80000 habitants. Nous traversons rapidement la ville industrielle de Bhunya où se trouve une immense usine chimique qui dégage une odeur nauséabonde. Il est temps d’arriver.

La première impression ne change pas. Le Swaziland est un pays pauvre. Il n’y a aucune ressource ici, excepté le bois. Les forêts sont nombreuses, omniprésente et nous ne croisons aucun signe d’agriculture quelconque. Avec 40% de personnes touchées par le SIDA, le pays est en tête des victimes de l’épidémie. Pas étonnant donc de voir les jeunes gamins nous tendre les mains pour demander une pièce ou de la nourriture…

Il nous tarde d’arriver et enfin les panneaux nous rassurent. Le lodge est indiqué, nous arrivons exténués sur place. Des petits chalets charmants, face à la vallée d’Enzulwini. Le voyagiste a bien fait les choses. Les hébergements où nous sommes passés sont de qualité. Nous n’avions pourtant pas demandé à être en grand confort. Nous voulions quelque chose de standard pour découvrir l’Afrique du Sud à la « roots ».

Pour nous consoler de cette journée, nous nous offrons un bon repas à l’auberge du coin, accompagné d’un Alto Rouge 2001 à quatorze degrés (100 R la bouteille). La nuit tombe et nous ne nous faisons pas prier. La route fut longue aujourd’hui.

mercredi, juin 17, 2009

Swaziland et Parc Kruger

Samedi 13 juin 2009 :

Départ pour le nord aujourd’hui, nous retrouvons l’Afrique du Sud en quittant le Swaziland au poste frontière de Jeppe’s Reef. Deux heures de route sur une double voie de qualité. Ca change ! Mais logique puisque l’on longe la capitale Mbabane.

Nous roulons au soleil et traversons Piggs Peak pour atteindre la frontière. Moment particulier où les swazilandais tentent de franchir la douane pour atteindre le voisin sud africain. Une fois nos passeports tamponnés d’un visa bien exotique, nous passons sans souci. Direction : le fameux Parc Kruger et ses safaris ! Le parc est de renommée mondiale, il est aussi grand que l’Etat d’Israël.

Nous atteignons Malelane’s gate en 25km. L’excitation est à son comble. Mais nous déchantons rapidement. De nombreux véhicules sont arrêtés devant de grands panneaux « Stop ». Les grilles du parc Kruger sont fermées et deux policiers stationnent devant. Je descends du véhicule pour aller à leur rencontre.

Il est bientôt midi et l’officier nous informe qu’en raison d’une trop grande affluence, ils est obligé de fermer l’enceinte. Le quota maximum de voitures autorisées à entrer a été atteint. Il nous faudra revenir demain. Après tant de route, hors de question de repartir bredouille. Nous tentons un coup de bluff en montrant nos réservations pour un « rest camp » à l’intérieur du parc. La date inscrite est celle du lendemain. Mais l’officier se laisse berner et nous réussissons à griller la politesse aux nombreuses voitures stoppées. La seconde étape est plus complexe, les hôtesses d’accueil du parc ne se laisse pas facilement convaincre mais nous faisons mine d’ignorer et de ne pas comprendre. En étant quelque peu insistant, on nous laisse entrer moyennent deux tickets d’accès (300 R). On entre enfin dans le Kruger !

L’immensité est évidente. Aussi grand qu’un Etat, le parc offre des paysages époustouflants. C’est Eurodisney en safari. On se procure la brochure indispensable pour se repérer dans le Kruger (25 R).

28° au compteur, plein soleil et des animaux partout ! Les points d’eaux sont appréciés et on découvre des troupeaux d’éléphants, de buffles et de rhinos. Comme d’habitude, entre midi et deux, ils sont plus discrets mais on sent qu’ils sont nombreux ici.

A l’intérieur de ce parc géant, on trouve plusieurs petites villes sécurisées. Station service, resto, shopping en tout genre et hébergement. Tout y est. La « capitale » se nomme Skukuza. C’est ici que nous viendrons dormir demain soir. Nous y allons faire un repérage rapide. Les écoliers jouent près de la fontaine pour se rafraîchir.

Notre balade de l’après-midi nous amène du Sud du parc à la sortie Sud -Ouest. Nous nous concentrerons d’ailleurs dans ce même secteur les jours suivants. Les points d’eaux y sont plus nombreux et la rivière Sabie traverse le parc d’Ouest en Est. Les guides nous ont confirmé qu’il vallait mieux se concentrer dans ce coin.

Plus d’une trentaine d’éléphants, des batailles d’antilopes et des oiseaux extraordinaires … voici le résumé d’une première demi-journée coloriée !

Peu avant 18h, nous quittons le Parc Kruger par la porte du même nom, en référence à celui qui fonda l’enceinte il y a plus de 100 ans. Il fait nuit et nous parcourons quarante bornes jusqu’à Hazyview et notre lieu de résidence pour la soirée : Hippolow Lodge. Les panneaux à l’entrée sont explicites : hippopotames et crocodiles fréquents sur le domaine. Nous n’en verrons heureusement pas pendant notre passage.

Le resto est aussi excellent et nous goutons les plats locaux. Je m’offre un plateau « carnivore » avec trois filets de kudu, d’autruche et de buffalo (180 R). Le tout accompagné d’un vin sud-africain nommé « Fat Bastard » produit par des français installés près du Cap. Miam.
On se couche tôt car demain, réveil à 6h pour être les premiers au parc !

Dimanche 14 juin 2009 :

… Et oui … réveil 6h. C’est dur mais nous sommes impatients de profiter ! Le petit-déj est pris devant la rivière bien calme qui longe le lodge. Direction Paweni gate à 12km après Hazyview.
Il y a un embouteillage à notre arrivée. On nous explique que le système informatique du parc est en panne. On tente de gagner du temps en quittant les lieux et en nous dirigeant vers Kruger gate, plus loin. Même combat ! On rentre finalement à 9h15 et les bouchons continuent à l’intérieur.

Mais pour une autre raison. A quelques mètres de l’entrée, les voitures stoppent et les gens s’agitent pour voir l’impensable : un léopard. L’animal le plus dur à observer est là, à une centaine de mètres. Le félin se dore au soleil sur une branche, les pattes dans le vide. Le zoom de l’appareil photo ne suffit pas car il n’est pas tout près non plus. Bravo à celui qui l’a repéré. Et voilà les 4/5 de notre big five ! La journée commence terriblement bien.

Nous décidons de longer la rivière allant de Skukuza jusqu’à Lower Sabie ce matin. Nous prenons le nord ensuite pour rentrer au campement en fin d’après-midi. Le soleil réchauffe déjà et le point d’eau situé à quelques pas de Lower Sabie offre un spectacle époustouflant.
Plus d’une trentaine de crocodiles et d’hippopotames profitent des rayons du soleil pour se réchauffer. Impressionnant comme la vingtaine de véhicules arrêtés à cette occasion. C’est un bon spot pour photos !

Nous prenons la direction du Nord pour découvrir d’autres paysages. Ici la terre est bien plus sèche, loin de points d’eaux. Certains secteurs ont même été ravagés par les flammes. Les incendies doivent être spectaculaires mais aussi terribles pour la faune et la flore. On ne s’attendait pas à voir quelque animal que ce soit dans ce coin là. Et pourtant …

Un nouvel attroupement de voitures nous attire. Et excités, nous arrivons vite sur place. Un chauffeur nous montre gentiment … une lionne couchée, à l‘ombre d’un buisson. Lointaine, comme toujours, les photos ne sont pas faciles à prendre. Mais l’animal est beau. Et la difficulté à les observer rend le moment vraiment haletant. Un groupe de jeunes singes sent la présence du félin et déclenche une fuite bien organisée où les jeunes males font le guet en haut des arbres, indiquant la route à suivre aux autres membres.

Nous effectuons aussi cette rencontre originale avec cet oiseau pas farouche qui vient se pointer sous ma fenêtre en me fixant dans les yeux. J’apprendrais plus tard qu’il s’agit d’un Chaucador à épaulettes rouge. Le nom me faisant rire, cette oiseau deviendra mon préféré. Nous faisons un bref arrêt sur une aire de repos ouverte aux piétons mais pas sécurisée. Marie-Laure prend peur en entendant des bruits dans les branches. Nous serons vite rassurés à la vue de cette pintade qui cherche de quoi grignoter. A mon tour, je m’affole sur une marche arrière mal maîtrisée en entendant un éléphant grogner à quelques mètres de l’auto. Satané angle mort.

La journée se termine par le retour sur Skukuza camp. On récupère notre bungalow (n°120). Petite installation sans fioriture, avec cuisine extérieure équipée. Un peu vieillot mais bon, on dormira dans le Parc Kruger ce soir. Nous faisons un petit tour au resto du camp à 19h pour deux bufffets (145 R/p.) et un verre de « pinotage » accompagne le repas (18 R). On ne se fait pas prier pour vite ronfler.

lundi, juin 15, 2009

Bye bye South Africa !

Lundi 15 juin 2009 :

Rebelote … réveil 6h. Pas de douche ce matin. Les fringues sont prêtes et on part le plus tôt possible. On a bien compris qu’on pourrait voir un maximum de choses en profitant du matin. Départ 6h15, le jour n’est pas encore levé. Un vrai convoi de voitures se lance dans le parc. La chasse au big five commence ! Il y a beaucoup de 4x4, de voitures de locations et peu de jeep de groupes. L’état des routes permet de se déplacer vraiment facilement. On apprécie.

Aujourd’hui on décide de longer la Sabie river et croisons trois bucorves du Sud, d’immenses oiseaux noir et rouge, laids et au visage agressif. Je n’avais jamais vu ces bestioles. Nous trouvons toujours beaucoup d’antilopes et arrivons au fameux point d’eau à crocos et hippos. Le spectacle est toujours aussi impressionnant. A côté, nous faisons une petite halte shopping et deux cafés à Lower Sabie (19R80).

Sur les routes du Parc, nous croiserons fréquemment certains oiseaux : les pintades de Numidie (drôles car elles se déplacent en groupe et bloquent la circulation), les franconlins du Natal, le célèbre chaucador à épaulettes rouges et l’infernal Calao à bec rouge (une saloperie de petit oiseau à long bec qui fait mine de se suicider en se jettant devant la voiture).

Nous faisons une longue boucle aujourd’hui en allant jusqu’à Crocodile bridge au Sud et en traversant le Parc jusqu’à l’Ouest et la porte de Numbi. C’est la journée bonus de 200km à travers le Kruger. Nous faisons des photos à gogo sous une grosse chaleur (30°). On en profite pour prendre des clubs sandwich (17 R).

Une belle famille de rhinos joue dans la boue à quelques mètres de nous. Ils nous ignorent totalement, rendant le spectacle touchant. Ils sont chez eux, entre eux…

On quitte le Parc vers 17h et prenons la direction d’Hazyview. Le couché de soleil donne de belles couleurs aux paysages. Sur la route, les laveurs de voitures et coiffeurs travaillent dans des conditions d’infortune extrême. Nous rentrons à Hippolow Lodge ce soir pour préparer nos sacs et rentrer. Le bronzage est marquant.

Nous profitons d’un dernier repas romantique pour diner aux chandelles en extérieur. Des bougies, des fourmis qui attaquent notre table et quatre verres de Merlot rouge (110 R) accompagnent notre repas. Marie-Laure goute un relevé carpaccio d’autruche en entrée. Demain, nous nous offrirons une grasse matinée.

Mardi 16 juin 2009 :

La fameuse grasse matinée se termine vers 8h… Le service du ménage frappe deux fois à notre porte. Nous étions quasi-réveillés mais bon … c’est un peu tôt pour le nettoyage ! Nous quittons les lieux à 9h. Direction Jo’Burg (le nom que donne les sud-africains à Johannesburg). La route est longue avec presque 450 km à avaler.

Le parcours est effectué en compagnie d’une centaine d’Harley Davidson, le groupe des « Clear Water Chapter South Africa ». On va les retrouver sur deux stations services différentes.

Nous arrivons à 13h30 aux portes de Jo’Burg et nous faisons une halte break burger. Direction international airport Grand Hôtel. Nous arrivons à 15h et sommes agréablement surpris par le lieu. L’hôtel est très accueillant. Après avoir déposé notre Polo chez Avis, nous récupérons une navette pour revenir à l’hôtel.

Nous avons accès à internet pour la première fois depuis quinze jours… le temps de lire nos mails et de reprendre le fil de l’actualité. Nous remontons dans la chambre 204 pour faire nos sacs pour le grand départ. A la TV, SA 2 Channel diffuse USA / Italie en coupe des confédérations. Nous sommes tristes de partir et passons une nuit très relax.

Mercredi 17 juin 2009 :

Le départ. Ce soir nous serons à Paris. Le réveil sonne à 4h30 car nous partons tôt. Les sacs bouclés et les cadeaux protégés, nous sommes chargés comme des mules. L’hôtel nous a préparé un petit déj à emporter. Le taxi est là et nous attend.

7h15 : le boieng 747 de British Airways prend son envol. Nous quittons le territoire sud-africain en direction de Londres.

Bye-Bye South Africa !

vendredi, juin 12, 2009

USAP Champion de France !

Plus de 50 ans après la dernière victoire catalane, l'USAP remporte le Top 14 en battant Montferrand en finale, au stade de France. Enfin ! Le bouclier ira dans le Sud où 20 000 catalans célèbreront le titre devant le Castillet.

Je n'étais pas au stade de France mais j'aurais vu le match depuis l'Afrique du Sud ! Dans un chalet isolé en pleine montagne, à plus de 2000 mètres d'altitude, nous captions seulement trois chaines de TV... et le match fut pourtant diffusé en direct sur une des chaînes nationales du pays. Une fierté et une grande chance de voir la rencontre en direct depuis l'hémisphère sud.

Sempre Endavant !

Le Bremus ira au Castillet !